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mercredi 7 février 2018
Les paupières en fer des vitrines
"Nous nous arrêtâmes avec la foule au bord du trottoir.
- Vous me suivez ? – dit-il.
Des chauffeurs de taxi forcément désœuvrés regardaient de notre côté. Des hommes-sandwiches nous séparèrent.
- Qu’est-ce que vous décidez ? dit-il.
Je l’entraînai dans le passage Choiseul :
- Vous ne voulez plus me parler ?
Je lui disais cela parce que je l’avais toujours connu.
L’alignement des vitrines fermées et des volets ne fut pas un repos.
- J’aime me taire, dit-il.
Nos pas résonnaient dans le passage, les paupières en fer des vitrines souffraient, la lèvre inférieure de l'inconnu s’affichait, une lèvre fendue comme un fruit."
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