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lundi 3 mars 2014
samedi 2 novembre 2013
"Ho proprio il dubbio di finire male"
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| Et aussi le plaisir, comme pour un Rivage des Syrtes ou un Château d’Argol, de couper les pages avant de lire… |
« Quand j’entends Mastroianni – avec cette voix plus
basse, plus grasse, plus grenue que ce qu’induit son apparence physique assez
fragile de séducteur un peu trop beau (l’avatar d’après-guerre et non gominé de
Rudolf Valentino) – répondre auto-ironiquement à son ami hospitalisé qui lui
prédit que son dernier roman aura du succès : "Ho proprio il dubbio di finire male" (Je sens que je vais
finir mal), ou Monica Vitti soupirer à la fin de la nuit, de sa voix un peu
rauque, à Giovanni et Lidia (Marcello Mastroianni et Jeanne Moreau) quelque
chose comme "Me avete tutta
distrutta voi due, stanotte !" (Vous m’avez anéantie tous les
deux, cette nuit !), comment ne tomberais-je pas amoureux de la langue
italienne, comment, en tous cas, ne serais-je pas fasciné par l’irréductible
spécificité rythmique et vocale de ces phrases dont les sous-titres me livrent
la signification mais, surtout, dont la VO me restitue l’épaisseur
signifiante ? »
Dominique Noguez, Ce que le cinéma nous donne à désirer – Où
l’on passe au Japon une nuit avec La Notte et les clartés qui s’ensuivent
lundi 28 octobre 2013
Modéré et chantant
"- Tu t'en souviendras, dit Anne Desbaresdes, ça veut dire modéré et chantant.
- Modéré et chantant, répéta l'enfant."
Moderato cantabile, Marguerite Duras,1958
Et, sans raison spéciale, on se plaît à imaginer d'autres traductions un peu fantaisistes à ces deux mots d'indication pour la sonatine de Diabelli : doux et mélodieux, tendre et harmonieux, calme et souriant...
mardi 13 août 2013
Des sentiments et de l'Italie
"Au fond, il faut protéger nos sentiments avec beaucoup de soin, car les sentiments qu'une femme et un homme réussissent à éprouver l'un envers l'autre sont des choses auxquelles il est vraiment nécessaire de s'accrocher pour rester en vie aujourd'hui."
Michelangelo Antonioni, à propos de La notte
On peut lire cette citation dans le subtil roman Un voyage en Italie de Jean-Pierre Ferrini.
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