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mercredi 20 janvier 2016

Addio, Ettore!





Gianni, Antonio, Nicola, saremo sempre con voi...

« Camarades, aujourd’hui est mort un de mes amis. Il est mort parce qu’il avait depuis longtemps renoncé à la vie. C’est de cela que je désire vous parler. De la vie. Pas de la mort. La plus commune aspiration de tous les hommes, sanctionnée même dans le texte de certaines constitutions, est la recherche du bonheur... »


samedi 24 janvier 2015

mardi 24 juin 2014

Solitude (6) - Ivresses, chansons et belles Italiennes



"La carafe était posée sur la table entre les deux hommes. Neubourg sortit deux verres qu'il fit tinter avant de les remplir. Il en tendit un à Maranges et leva l'autre en le faisant tourner.
- Qu'est-ce que tu dis de ce chef d’œuvre ? Chinon Les Roches, famille Lenoir, 1990. Un nez à l'ancienne, légèrement animal, une bouche fruitée et épicée.
Maranges sourit. Ce jargon ne l'avait jamais convaincu.
- Je n'ai pas l'impression que tu sois en grande forme, poursuivit Neubourg. On va se consoler en écoutant Laura Pausini.
Leurs goûts artistiques étaient très différents. Mais ils partageaient une étonnante passion pour la variété italienne. Adriano Celentano, Fabrizio De André et Umberto Tozzi occupaient les places d'honneur de leur panthéon musical. Cette affection décuplait pour les femmes.
- Elles n'appartiennent pas pour rien à la race de Catherine de Sienne et de Sophia Loren, expliquait Neubourg. 
Laura Pausini commença à chanter.
Adossé au canapé, les yeux mi-clos, Maranges se laissa enivrer par la voix entêtante de la belle Italienne."

Sébastien Lapaque, Les Barricades mystérieuses


samedi 14 décembre 2013

Solitude (2)


« Ce n’est pas une histoire de cécité, mais de solitude. »
Vittorio Gassman, à propos de Parfum de femme (Profumo di donna) de Dino Risi, pour lequel il a obtenu le Prix d'interprétation masculine à Cannes en 1975


Et pour la VOST, c'est ici.

Et comme le fait subtilement remarquer Jean-Louis Bory dans Le Masque et la Plume du 5 octobre 1975, on passe dans le film de "Odore di femina" à "Profume di donna".

samedi 2 novembre 2013

"Ho proprio il dubbio di finire male"


Et aussi le plaisir, comme pour un Rivage des Syrtes ou un Château d’Argol, de couper les pages avant de lire…


« Quand j’entends Mastroianni – avec cette voix plus basse, plus grasse, plus grenue que ce qu’induit son apparence physique assez fragile de séducteur un peu trop beau (l’avatar d’après-guerre et non gominé de Rudolf Valentino) – répondre auto-ironiquement à son ami hospitalisé qui lui prédit que son dernier roman aura du succès : "Ho proprio il dubbio di finire male" (Je sens que je vais finir mal), ou Monica Vitti soupirer à la fin de la nuit, de sa voix un peu rauque, à Giovanni et Lidia (Marcello Mastroianni et Jeanne Moreau) quelque chose comme "Me avete tutta distrutta voi due, stanotte !" (Vous m’avez anéantie tous les deux, cette nuit !), comment ne tomberais-je pas amoureux de la langue italienne, comment, en tous cas, ne serais-je pas fasciné par l’irréductible spécificité rythmique et vocale de ces phrases dont les sous-titres me livrent la signification mais, surtout, dont la VO me restitue l’épaisseur signifiante ? »

Dominique Noguez, Ce que le cinéma nous donne à désirer – Où l’on passe au Japon une nuit avec La Notte et les clartés qui s’ensuivent


lundi 28 octobre 2013

Modéré et chantant


"- Tu t'en souviendras, dit Anne Desbaresdes, ça veut dire modéré et chantant.
- Modéré et chantant, répéta l'enfant."
Moderato cantabile, Marguerite Duras,1958

Et, sans raison spéciale, on se plaît à imaginer d'autres traductions un peu fantaisistes à ces deux mots d'indication pour la sonatine de Diabelli : doux et mélodieux, tendre et harmonieux, calme et souriant...