Affichage des articles dont le libellé est gassman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gassman. Afficher tous les articles

lundi 15 août 2016

Ferragosto



Ferragosto, da sempre e per sempre.
E penso a te, caro papa.



mercredi 20 janvier 2016

Addio, Ettore!





Gianni, Antonio, Nicola, saremo sempre con voi...

« Camarades, aujourd’hui est mort un de mes amis. Il est mort parce qu’il avait depuis longtemps renoncé à la vie. C’est de cela que je désire vous parler. De la vie. Pas de la mort. La plus commune aspiration de tous les hommes, sanctionnée même dans le texte de certaines constitutions, est la recherche du bonheur... »


mardi 20 octobre 2015

Tout à coup, le printemps était là




"- Pourquoi haletez-vous ?
- J'ai fait un peu de jogging.
- J'ai appelé au commissariat et on m'a gentiment donné votre numéro privé.
Pause.
- Je voulais seulement vous souhaiter bonne nuit.
Tout à coup, le printemps était là.
Des petites marguerites poussèrent dans les interstices entre les carreaux du sol.
Deux hirondelles vinrent se poser sur la bibliothèque. Elle gazouillèrent, si les hirondelles gazouillent.
- Merci. Mais malheureusement, ça ne va pas être une bonne nuit.
Pourquoi le dit-il ?
Il voulait se faire plaindre ou apparaître à ses yeux en guerrier, comme Roland ?
- Pourquoi ? demanda-t-elle.
- Je dois surveiller la villa des Sciortino.
- Je sais où c'est. Vous pensez que les voleurs, cette nuit...
- C'est une probabilité.
- Vous y allez seul ?
- Oui.
- Et où est-ce que vous allez vous cacher ?
- Sur cette petite colline qu'il y a...
- Oui, j'ai compris.
Une autre pause.
- Ben, bonne chance et bonne nuit quand même.
- Vous de même.
Enfin, elle avait tiliphoné ! Mieux que rin. il se dirigea vers la voiture en chantonnant Guarda come dondolo."

Andrea Camilleri, Le Sourire d'Angelica, traduction Serge Quadruppani




Et on n'oubliera pas que ce Guarda come dondolo (dont les arrangements sont signés Ennio Morricone), figure sur la bande originale du Fanfaron, et qu'il y est même à l'honneur dans la bande-annonce.
Camilleri, Risi, avec eux aussi, même en automne, tout à coup le printemps est là...



samedi 15 août 2015

Sorrisi


Il SORpasso, Dino RISI

15 août, Rome ville déserte, c'est comme ça que tout a commencé...

lundi 30 décembre 2013

Une sorte de pari allègre entre la chance pure et soi-même


« Mais là, nous nous éloignons du plaisir, c’est-à-dire de la vitesse considérée comme un plaisir, ce qui est finalement la meilleure définition. Disons-le tout de suite comme Morand, comme Proust, comme Dumas, ce n’est pas un plaisir trouble, ni diffus, ni honteux. C’est un plaisir précis, exultant et presque serein d’aller trop vite, au-dessus de la sécurité d’une voiture et de la route qu’elle parcourt, au-dessus de sa tenue au sol, au-dessus de ses propres réflexes, peut-être. Et disons aussi que ce n’est pas, justement, une sorte de gageure avec soi-même dont il s’agit, ni d’un défi imbécile à son propre talent, ce n’est pas un championnat entre soi et soi, ce n’est pas une victoire sur un handicap personnel, c’est plutôt une sorte de pari allègre entre la chance pure et soi-même. Quand on va vite, il y a un moment où tout se met à flotter dans cette pirogue de fer où l’on atteint le haut de la lame, le haut de la vague, et où l’on espère retomber du bon côté grâce au courant plus que grâce à son adresse. Le goût de la vitesse n’a rien à voir avec le sport. De même qu’elle rejoint le jeu, le hasard, la vitesse rejoint le bonheur de vivre et, par conséquent, le confus espoir de mourir qui traîne toujours dans ledit bonheur de vivre. C’est là tout ce que je crois vrai, finalement : la vitesse n’est ni un signe, ni une preuve, ni une provocation, ni un défi, mais un élan de bonheur. »

samedi 14 décembre 2013

Solitude (2)


« Ce n’est pas une histoire de cécité, mais de solitude. »
Vittorio Gassman, à propos de Parfum de femme (Profumo di donna) de Dino Risi, pour lequel il a obtenu le Prix d'interprétation masculine à Cannes en 1975


Et pour la VOST, c'est ici.

Et comme le fait subtilement remarquer Jean-Louis Bory dans Le Masque et la Plume du 5 octobre 1975, on passe dans le film de "Odore di femina" à "Profume di donna".