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jeudi 11 avril 2019

Hors-saison (3) - Le manteau



J'ai mis aujourd'hui le manteau que tu aimais
C’est comme si tu me regardais
Mais ça n'a pas suffi
Ça n'a pas suffi

Le vent m'a envolée
Le froid t'a effacé

Je t'ai écrit des mots sur ce papier
Que nous avions choisi
Mais tu étais parti
Tu étais parti

Les temps t'ont englouti
La pluie m'a évanouie

Quand nous reverrons-nous
Quand nous rêverons-nous
Encore
Ailleurs

Avant que la brume ne t'estompe
À jamais
Avant que je ne disparaisse
Éclipsée


FM, avril 2019
 

mardi 27 novembre 2018

Tant de choses que j'aime



Hier soir, l'automne avait au théâtre de l’Athénée-Louis-Jouvet les couleurs chaudes de la voix sensuelle de Maud, enfin de Françoise Fabian, intelligence et malice, classe folle et charme intact. Le temps qui passe et celui qui ne passe pas. Nostalgie douce et mélancolie joyeuse égrenées au fil d'une douzaine de chansons essentiellement écrites pour elle, le tout concocté avec la maestria qu'on lui connaît par Alex Beaupain.
Bravo et merci, Madame.



lundi 22 octobre 2018

À Guillaume


À Guillaume et vous autres poètes,
votre saison mentale,
ce soir-là dans le XIIe arrondissement

vendredi 13 avril 2018

Rencontre (14) - Et nos passions tenaces


Catherine Rittener, in Critique de la séparation (1961)

"Et quelques rencontres, seules, furent comme des signaux venus d'une vie plus intense, qui n'a pas été vraiment trouvée."
Guy Debord, Critique de la séparation


Guy Debord, sur le tournage de
Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps (1959)

"La maison paraissait s'ouvrir directement sur la Voie lactée. La nuit, les proches étoiles, qui un moment étaient intensément brillantes, le moment d'après pouvaient être éteintes par le passage d'une brume légère. Ainsi nos conversations et nos fêtes, et nos rencontres, et nos passions tenaces."
Guy Debord, Panégyrique, Tome 1 (1989)

mardi 13 mars 2018

15 ans


Tant qu'il y aura de la lumière

Quel temps fait-il chez les gentils de l'au-delà ?
Spéciale dédicace à celui qui adorait l'accordéon, Brassens et Renaud





dimanche 15 octobre 2017

mardi 19 septembre 2017

René, Jean-Claude et Miles



"Le calme parfait du cimetière me surprit après l'agitation du petit restaurant. On franchissait un mur et la fièvre de la ville laissait place à un immense jardin. Mille touches de couleurs respiraient sous un limpide ciel de septembre. Personne dans ces larges allées qu'un employé arrosait en sifflotant.
En grimpant vers le crématorium, je me souvins d'une matinée semblable à celle-ci, paisible et bleue. Nous avions accompagné Jean-Claude, notre ami, jusqu'aux portes de l'éternité. Pendant que son corps brûlait nous avions écouté la trompette de Miles Davis, lointaine, mélancolique, et cette mélodie ressemblait à tous les personnages de Total Khéops et à cette ville qui étaient sortis de son cœur. Instant inoubliable. Inoubliable ami."

* * *

 "Il introduisit un CD dans le lecteur.
– Tu aimes le jazz ? me demanda-t-il.
– J'en écoute peu.
– Si tu n'aimes pas ce morceau, c'est que tu as une pierre à la place du cœur. Il m'arrive de pleurer en l'écoutant.
– Qu'est-ce que c'est ?
So What. Trompette, Miles Davis. Sax ténor, Coltrane. Drums, DeJohnette. Contrebasse, Gary Peacock. Et au clavier, Herbie Hancock. Enregistré dans un caboulot de Pittsburgh dans les années soixante.
Cette voiture luxueuse conduite par un truand, l'évasion rocambolesque que nous préparions, ce morceau de jazz sous les lumières d'Avignon, j'avais l'impression d'être un acteur dans un film de Melville. Si le cinéma n’existait pas il y aurait beaucoup moins de voyous, pensais-je. Qui s'intéresse aux plombiers ?"




mardi 5 septembre 2017

Marcel Thiry, 13 mars 1897 - 5 septembre 1977


La Serena, juillet 2017

in Usine à penser des choses tristes,
extrait de l'anthologie Tous les grands ports ont des jardins zoologiques
(collection La petite vermillon, Éditions La Table Ronde)

5 septembre 1977, cela fait donc 40 ans aujourd’hui que le poète belge Marcel Thiry a disparu.
Que faisais-je le 5 septembre 1977 ? Rentrée de 4ème, Rouen, collège Fontenelle...
Marcel Thiry, mort à 80 ans, était né un 13 mars, jour où il y a 14 ans déjà une personne qui m’était très chère s’éteignait.
Les dates, toujours les dates...

dimanche 19 mars 2017

Tombe neige




"Ah! tombe neige
Tombe et que n’ai-je
Ma bien-aimée entre mes bras"


Guillaume Apollinaire, La blanche neige, in Alcools
 

vendredi 3 février 2017

Tous les soirs du monde



"Un soir précautionneux montait du Tage avec des allures de souvenirs baudelairiens, et tu murmurais en souriant sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille, tu réclamais le soir, cependant que tous les soirs du monde, nous voulions le croire à n’importe quel prix, tous les grands soirs aventureux et vagabonds s’étendaient devant nous, prêts à nous appartenir."

Jean-Claude Pirotte, Boléro

jeudi 26 janvier 2017

Rien, pas un poème



« Je suis tellement fatigué.
Par la fenêtre passe le mauve du ciel lourd. Les arbres à de rares moments s’ébouriffent. Qu'est-ce que cela peut me faire ? Le paysage, je l'abandonne à lui-même comme je m'abandonne à l'absence. On entend soudain un coup de vent brutal.
Et je m'enfonce dans un brouillard d'angoisse diffuse. Pour y échapper, le "moyen" serait d'écrire des poèmes. Or, depuis notre retour ici, et en attendant le départ, rien, pas un poème. »

Nicolas de Staël, Arbres (1953)

« Je pense à Dhôtel pour qui le roman, la vie (c'est pareil), c'est "d'aller de proche en proche", et à de Staël qui, lui, déclare "aller d'accident en accident". »



mardi 20 décembre 2016

Gobelins (16) - Je crois le vent les a ôtés




Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre...





Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés...


lundi 24 octobre 2016