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lundi 1 avril 2019

Parenthèse (2) - Animal et végétal


The little Daisy family

Tarte aux abricots maison en devenir

There's a new kid in town.

La reine Claude fut d'abord une jolie princesse.

Ami m'écriras-tu romans noirs et mots bleus ?

"Et les fruits passeront la promesse des fleurs"
écrivait François de Malherbe.
Mais celle-ci, immaculée au coeur rose, à devenir amande préféra le plaisir d'un bain de soleil sur l'herbe chaude...

mardi 26 février 2019

Nos forêts matinales



Je peux recueillir
et seulement pour toi
un lambeau de ciel
qui traîne sur les toits
Et dans les cheminées
je trouve parfois
une pointe d'étoile 
qui est tombée pour toi

Arthur H


dimanche 17 février 2019

Nel blu dipinto di plu



"La journée fut belle. L'eau était trop froide pour s'y risquer, naturellement, mais l'air était chaud, le ciel d'un bleu étale, Klein à 65%."
Luc Chomarat, Un petit chef-d'œuvre de littérature (Marest Éditeur)

Allez, là on peut dire à 75%, non ?

I got you babe



samedi 9 février 2019

Douxième commandement


Dans ta ville plongeras

lundi 31 décembre 2018

La Rose et l'Astre blanc



Lorsqu'au point de ce jour
la fleur et l'astre
se rencontrèrent
l'une choisit l'ombre
et l'autre la clarté.

Doux regards et sourires
discussion dans le bleu
puis vinrent les adieux.

- Ô ma sœur Éternelle
disparais quelques heures
va donc dormir un peu
et reposer ta pâleur !

- Mon amie Éphémère
laisse rosir tes joues
et à la tendre lumière
s'exhaler ton parfum !

Et voyons-nous demain
même heure même lieu
nous nous raconterons
notre jour notre nuit.


FM, décembre 2018

* * * 

Alors que le soir de l'an approche, et que 2018 disparaît doucement, Noël 69 à Clermont-Ferrand souhaite à toutes et à tous, amis, lecteurs, visiteurs fidèles ou passants fugaces, un bon réveillon et une belle année 2019, qu'elle vous soit douce en toutes choses.


vendredi 21 décembre 2018

Paris, décembre



Ils ont tendrement entouré la belle
Branches bras écrin soyeux
Et Séléné put s'endormir enfin
Illumination rêves bleus


FM, décembre 2018

jeudi 15 novembre 2018

Au Sud de L'Ouest (4)


Et dans la baie l'éternité se dédoubla





mercredi 5 septembre 2018

Les trois maisons du poète (1) - La Sebastiana



A « La Sebastiana » 

C'est moi qui ai construit la maison.

Je l'ai faite d’abord d'air. 
Puis dans l'air j'ai hissé le drapeau
et je l'ai laissé suspendu
au firmament, à l'étoile, à
la clarté et à l'obscurité. 

Ciment, fer, verre
étaient la fable,
plus précieux que le blé et comme l'or,
il fallait les chercher et les vendre,
et ainsi vint un camion :
ils déchargèrent des sacs 
et encore des sacs,
la tour s'agrippa à la terre dure,
- mais pas assez, dit le constructeur,
elle manque de ciment, de verre, de fer, de portes -,
et je n'ai pas dormi de la nuit. 

Mais elle grandissait, 
grandissaient les fenêtres, 
et sous peu, 
en lui collant le papier, en travaillant, 
en s'y attaquant du genou et de l'épaule, 
elle allait grandir jusqu'à exister, 
jusqu'à ce qu’on puisse regarder par la fenêtre, 
et avec autant de sacs, il semblait
qu'elle pourrait soutenir un toit et s'élèverait, 
et elle s'accrocherait finalement au drapeau
qui suspendait encore au ciel ses couleurs. 

J’ai rassemblé les portes les moins chères, 
celles qui étaient mortes
et qu'on avait jetées de chez elles,
des portes sans murs, cassées, 
débris entassés, 
des portes sans mémoire, 
sans souvenir de clé,
et j'ai dit: « Venez
à moi, portes perdues :
je vous donnerai une maison et un mur
et une main qui frappe, 
vous battrez de nouveau en ouvrant l’âme,
vous veillerez sur le sommeil de Matilde 
avec vos ailes qui volèrent tant ». 

Alors la peinture
arriva aussi en léchant les murs, 
les parant de bleu ciel et de rose 
pour qu'ils se mettent à danser. 
Ainsi la tour danse, 
chantent les escaliers et les portes, 
et la maison grimpe jusqu'à toucher le mât, 
mais l'argent manque, 
les clous manquent, les serrures, le marbre. 
Cependant, la maison 
continue de grimper 
et quelque chose se passe, un battement 
parcourt ses veines :
c'est peut-être une scie qui navigue
comme un poisson dans l'eau des rêves, 
ou un marteau qui pique
comme un fourbe condor charpentier 
les tables de la pinède que nous piétinerons. 

Quelque chose se passe et la vie continue. 

La maison grandit et parle, 
elle se maintient debout, 
des vêtements sont suspendus à un échafaudage, 
et comme en mer, le printemps 
nageant comme une naïade marine
embrasse le sable de Valparaiso, 

cessons d'imaginer : voici la maison : 

tout ce qui manque sera bleu, 

il ne lui reste plus qu'à fleurir. 

Ce sera le travail du printemps. 

Pablo Neruda, in Plenos poderes, 1962
(traduction François M., 2018) 





C'est en 1959 que Pablo Neruda (alors âgé de 55 ans), décide d'acquérir une maison à Valparaiso. Il fait alors à ses amies Sara Vial et Marie Martner la demande suivante :

 « Je ressens la fatigue de Santiago. Je veux trouver à Valparaiso une petite maison où vivre et écrire tranquille. Elle devra répondre à certaines conditions. Elle ne doit être située ni trop haut ni trop bas. Elle doit être solitaire, mais pas trop. Avec des voisins qu’on peut espérer invisibles. Il ne faudrait ni les voir ni les entendre. Originale, mais non dénuée de confort. Avec de nombreuses ailes, mais solide. Ni trop grosse, ni trop petite. Loin de tout, mais proche des transports publics. Indépendante, mais proche des commerces. De plus, elle doit être très bon marché. Pensez-vous que je peux trouver une maison comme ça à Valparaiso? »

Elles découvrent alors sur le mont Florida, une des collines de Valparaiso, le chantier d'une grande maison, dont le propriétaire, un architecte prénommé Sebastián, est mort plusieurs années auparavant sans pouvoir achever les travaux. Pablo Neruda la trouve à son goût, mais trop grande pour lui seul ; il l'achète donc en commun avec son amie sculptrice Marie Martner et son mari le docteur Francisco Velasco.

La maison, baptisée La Sebastiana en l’honneur du propriétaire précédent, fut inaugurée en 1961 lors d’une fête mémorable, et à cette occasion Neruda écrivit le poème ci-dessus.

Pillée après le coup d’état de 1973, La Sebastiana a été restaurée à partir de 1991. Charme et originalité de la structure tout en escaliers, terrasses et fenêtres, vue sublime sur la baie de Valparaiso, décoration foisonnante d'un goût exquis (Neruda était un grand collectionneur, notamment de cartes anciennes, de peintures, d'instruments de navigation), c'est peu de dire que, comme les autres maisons chiliennes du poète (Isla Negra, et, à Santiago, La Chascona), La Sebastiana semble avoir une âme... Elle méritait bien un poème.




mardi 14 août 2018

Les grands chemins (2)



« Une route sait généralement ce qu'elle fait ; il n'y a qu'à la suivre. »

mardi 24 juillet 2018

lundi 23 juillet 2018

mardi 6 mars 2018

Gobelins (22) - Rencontre (13)



L'astre et la trace, première rencontre. On s'effleure du regard, on ne se touche pas, on passe son chemin... La promesse est là.

lundi 26 février 2018

Intermède breton (2) - Janelas verdes (3)


Sortir du golfe, ne pas songer au retour

Ces fenêtres sur l'ouest,
les (tes) yeux verts

La lumineuse ambiguïté des rêves

Contemplation

mercredi 14 février 2018

Carnets romains (1)




Onzième commandement - A Paris sous la pluie, et partout dans le gris, des crépuscules romains te souviendras.




"Le Colysée offre trois ou quatre points de vue tout à fait différents. […] Ce qui m'en touche le plus, c'est ce ciel d'un bleu si pur que l'on aperçoit à travers les fenêtres du haut de l’édifice vers le nord."
Stendhal, Promenades dans Rome


"De la table où j'écris je vois les trois quarts de Rome ; et, en face de moi, de l'autre côté de la ville, s'élève majestueusement la coupole de Saint-Pierre. Le soir, lorsque le soleil se couche, je l'aperçois à travers les fenêtres de Saint-Pierre, et, une demi-heure après, ce dôme admirable se dessine sur cette teinte si pure d'un crépuscule orangé surmonté au haut du ciel de quelque étoile qui commence à paraître.
Rien sur la terre ne peut être comparé à cela. L'âme est attendrie et élevée, une félicité tranquille la pénètre tout entière."
Stendhal, Promenades dans Rome

vendredi 9 février 2018

C'est l'été à Santiago


La Verticale du Roi (Ojo en el cielo)
co-production franco-chilienne

vendredi 2 février 2018

Oui comme le temps est un ami...



... il colore mon pays.


"Où se termine l'arc-en-ciel ?
Dans ton âme ou à l'horizon ?"
Pablo Neruda, Le Livre des questions



Lorsque vient le temps du départ,
"Nous emportons avec nous des villages dorés comme des navires de rois."
Jean Giono, Les Vraies Richesses



Et à Paris, dans le gris, dans la pluie, garder en mémoire "un azur fin et lisse comme le bassin des claires fontaines"
Jean Giono, Que ma joie demeure

* * *


mercredi 31 janvier 2018

Histoires d'eau


"Chaque goutte d'eau est un monde à part,
chaque goutte d'eau est une respiration."
(Patricio Guzmán, dans son magnifique film Le Bouton de nacre)


Paris-la-Mauve, Paris-sous-Seine la mouillée