23 juillet, Paris s'éteint Et sur le Quai des Grands-Augustins Nous tournons les pages à l'improviste Devant l'étalage d'un bouquiniste Je ne vous connais pas, je vous frôle, Là sur le quai, épaule contre épaule. Nous jetons en même temps un œil sur Les quatrièmes de couverture.
On aime évoquer en ces lieux le 23 juillet, mis en musique et en vieux livres par Vincent Delerm, une de ces journées devenues particulières dans notre calendrier intime après avoir vu Le Feu follet de Louis Malle. Si Paris s'éteint le 23 juillet, c'est en effet aussi ce jour-là que Alain Leroy a choisi de disparaître. Dernières heures dans Paris de Rigaut-Leroy-Ronet, de la dérive mélancolique à l'escapisme ultime, avec notamment la scène au Café de Flore, magnifiquement accompagnée par la Gnossienne n°1 d'Erik Satie.
Amy Winehouse, back to black un 23 juillet aussi, il y a quatre ans, on s'en souvient si bien.
(c) Dean Chalkley, NME / IPC Media
S'est également éteint un 23 juillet (ou 22, selon les sources), Serge Reggiani, en 2004. Ses chansons et interprétations ont un peu bercé mon enfance, du Petit garçon à Sarah, en passant par Ma Liberté, Ma Solitude ou Le Déserteur. Et bien sûr une de ses plus célèbres, qui va si bien avec Paris qui s'éteint, les fameux loups.
Et Arletty, aussi, le 23 juillet 1992, la lumineuse Garance disant à Frédérick Lemaître-Pierre Brasseur :
"Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour..."