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lundi 11 janvier 2016

Les deux Maurice


Pialat, peintre aussi

Noël 69 à Clermont-Ferrand salue aujourd'hui la mémoire de Maurice Pialat et de Maurice Schérer, alias Eric Rohmer, disparus tous les deux un 11 janvier (le premier en 2003, le second en 2010) et particulièrement aimés ici.


Rohmer, acteur aussi, ici en génial spécialiste de Balzac dans Out 1 de Jacques Rivette

lundi 17 février 2014

Le jour où...(6)


Le jour où j’ai cherché longuement, et sans succès, la tombe de Maurice Schérer au cimetière du Montparnasse (munie d’un plan, pourtant), j’ai été prise d'un léger vertige temporel et, étaient-ce les doux rayons de ce soleil de février qui semblaient tirer la langue à l’hiver, je me suis demandé si finalement, un nouveau film d'Eric Rohmer n'allait pas sortir bientôt, un conte de la cinquième saison par exemple...

jeudi 30 janvier 2014

Le soleil lui trace la route



"Maurice m'a ouverte à la vie, il m'a fait découvrir mon métier, et une façon d'exister. [...] A nos amours reste le plus beau cadeau de ma vie. Pialat m'a appris à prendre le vent ! Maurice est ma bonne étoile."

"Pialat trimballait une sorte de mal-être en permanence. [...] A la fin, lorsque le père surprend la famille au cours du dîner, c'est le personnage du père, mais c'est aussi Maurice qui s'exprime lorsqu'il dit : "La tristesse durera toujours". Cette mélancolie faisait partie de son quotidien, Maurice était hanté par elle."


"Dans ce film (Sous le soleil de Satan), il questionnait aussi la notion d'existence. Pourquoi est-on là ? Que fait-on dans ce monde ? Est-ce qu'on sait être utile ? Ce sentiment d'utilité était capital pour lui. Il ne cessait de dire : "J'ai fait tous ces films, mais à quoi ça sert un film ?" Il s'interrogeait sur sa vocation ratée de peintre aussi. D'ailleurs, le suicide de Mouchette est effrayant, se couper la carotide, ce n'est pas rien. Comment peut-on en arriver à se dire : "je suis très jeune, mais je me tue" ? La part sombre de Pialat, sa force de démolition le pousse à être dans un double discours. Il reconnaît le talent et le succès d'un Truffaut qu'il désirait pour lui-même, et à la fois il ne parvenait pas à rentrer dans le moule du metteur en scène reconnu, il se cognait aux limites. Il cherchait sa place, sans cesse. Même s'il se savait respecté, il était envieux de la reconnaissance des autres, et en même temps il détestait faire l'unanimité. Trop d'admiration, trop d'amour, trop de popularité, c'est suspect."


"Avec mon père, nous adorions les westerns et nous ne manquions sous aucun prétexte les comédies avec Louis de Funès ou les films avec Lino Ventura. Ah, Lino, mon acteur préféré ! On regardait les classiques du Ciné-club en noir et blanc. Je me souviens aussi d'un cycle François Truffaut ; La Femme d'à côté avec Fanny Ardant et Depardieu m'avait bouleversée. J'étais aller me cacher dans les toilettes pour pleurer."


samedi 10 août 2013

Comme un effet de vie




"Chose infiniment rare et touchante, le film est entré en nous de partout, pas comme un tableau, même sublime, mais comme un effet de vie, son souvenir est autour et dedans, pas seulement devant le regard. Il me semble aussi que l'habituel "resserrage" réservé aux films trop longs reste ici du vrai montage, comme une ultime répétition d'orchestre ; pas une longueur à enlever, mais le vrai rythme atteint. Heureusement que vous êtes entré plus tard que les autres dans l'ordre, puisque vous entrez plus tôt dans le beau, le calme et le voluptueux.
Mon cher Maurice, votre film est étonnant, tout à fait étonnant ; bien au-delà de l'horizon cinématographique couvert jusqu'ici par notre misérable regard. Votre œil est un grand cœur qui envoie la caméra courir les filles, les garçons, les espaces, les temps et les couleurs, comme d'enfantines bouffées de sang. L'ensemble est prodigieux ; les détails, des éclairs dans ce prodige ; on voit le grand ciel tomber et s'élever de cette pauvre et simple terre. Soyez remerciés, vous et les vôtres, de cette réussite, chaude, incomparable, frémissante. Cordialement à vous.
Jean-Luc Godard"

Cette magnifique lettre d'un maître à l'autre, adressée à Maurice Pialat en 1991 lors de la sortie de son "Van Gogh", était présentée dans la belle exposition que la Cinémathèque vient de consacrer à Pialat. 

 

jeudi 9 mai 2013

Les nuits de Suzanne


Le silence de l'amour
Les nuits de Suzanne
Fais moi sauter sur tes genoux Papa
Adolescence
L'amour existe
Amis de rencontre
Une amie de rencontre
Amie Amis
Combien d'heures avaient les jours
Les fiançailles
La reconnaissance du ventre
Naissance
La renaissance
L'ombre de ses mains
L'estime de ses draps
Lèvres inutiles
L'adolescence muselée
Je n'ai jamais rêvé de toi
Peu d'amour
Rêverie
Rêver de toi
Le soleil nage
Reflet amoureux
Suzanne s'en va
L'amour à la porte
Les fossettes de Suzanne
La fossette de Suzanne
La physique - Le physique
L'amour physique
Suzanne

Cette liste, écrite de la main de Maurice Pialat sur un carnet à spirale, est celle des titres envisagés pour "A nos amours" (un des documents présentés à la belle expo de la Cinémathèque).