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lundi 7 mars 2016

Promenades (9) - Gobelins (13) - Autour du square Le Gall



On a déjà évoqué ici le paisible îlot de la Reine Blanche. Il fait partie du quartier de Croulebarbe, qui s'étend dans le 13ème arrondissement entre l'avenue des Gobelins, le boulevard de Port-Royal, la rue de la Santé et le boulevard Auguste-Blanqui. Croulebarbe est le nom d'une famille qui au XIIIe siècle possédait notamment un moulin sur la Bièvre, dont le fief se situait à l'endroit occupé par la rue du même nom qui traverse le quartier.

Jouxtant la rue Croulebarbe et l'îlot de la Reine Blanche, le grand square René-Le Gall (aussi appelé jardin des Gobelins). Ce square est relativement récent : il a été construit en 1938 sur l'emplacement d'une petite île formée par les bras de la Bièvre, où les ouvriers de la Manufacture des Gobelins venaient boire et danser. Il tire son nom d'un conseiller communiste du 13ème arrondissement arrêté par la police française en novembre 1939 et fusillé par les autorités allemandes le 7 mars 1942.

Le square et les rues alentour offrent un charmant lieu de promenade, où dans le calme de dimanches après-midi qu'on dirait de province, bâtiments, plaques, inscriptions racontent dans le temps suspendu comme une histoire sans paroles...



Le Veilleur du square


La rue Croulebarbe, mon vieux... elle est terrible !


Rue des Reculettes


Rue Pascal


Boulevard Arago

lundi 14 avril 2014

Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline

Simon Abkarian et Virginie Ledoyen dans L'Armée du crime, de Robert Guédiguian



dimanche 1 décembre 2013

Devant des cafés sans fin jusqu'à des minuits sans nombre


"Qu'as-tu ressenti, Pikes, la nuit où ils ont saisi tes films, comme s'ils faisaient rendre ses entrailles à la caméra, comme s'ils t'étripaient toi-même, pour les fourrer par écheveaux entiers, à pleines brassées, dans une chaudière ardente ? Était-ce aussi pénible que de voir quelque cinquante mille volumes anéantis sans qu'il soit question du moindre dédommagement ? Oui. Stendhal sentit une colère insensée lui glacer les mains. Oui. Alors quoi de plus naturel s'ils s'étaient mis un jour à bavarder devant des cafés sans fin jusqu'à des minuits sans nombre, et si de toutes ces conversations et de toutes ces amères décoctions était sortie... la Maison Usher."

Ray Bradbury, Chroniques martiennes, Usher II



Et si un jour je devais devenir
une femme-livre
une femme-film
une femme-tableau...
je pourrais être tout à la fois
un roman de Patrick Modiano
un poème de Jérôme Leroy
un personnage d'Eric Rohmer
un film de François Truffaut
une chanson de Bob Dylan
une marine de Nicolas de Staël
il me reste je l'espère encore un peu de temps pour décider lesquels.