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vendredi 14 décembre 2018

Sous le Pont Marie



Sous le Pont Marie
Coulait la Seine
Mais l’île fut fendue
Mais l’île fut perdue
Trépanation trou noir
Navire dérisoire
Déchiré et voguant
Sans sa mémoire


FM, décembre 2018
 

lundi 26 novembre 2018

Ne pas dormir (11)



Et c'est à minuit dix précisément que la lune s'est jetée du Pont d'Austerlitz, laissant pour tout message d'adieu un calligramme incertain sur les eaux noires de la Seine.


vendredi 12 octobre 2018

lundi 19 février 2018

Instantanés et faits d'hiver


18.02.18 - L'hiver a su offrir quelques moments de grâce aux piétons de Paris.

17.02.18 - Night fellows, les solitudes verticales

08.02.18 - Square Le Gall, tour Albert, c'est beau aussi un soir d'hiver.

07.02.18 - Toi aussi, mon Choiseul, tu as dû porter sur ton dos le blanc fardeau.

Et quand l'hiver ici est trop triste, trop gris, trop froid,
on appelle le souvenir de l'hiver austral - Atacama, juillet 2017

lundi 5 février 2018

mardi 27 septembre 2016

samedi 16 avril 2016

Avril (16) - Cherry blossom



Et aujourd'hui, parce qu'on est à mi-parcours de l'opération "A picture a day", parce qu'il est bon parfois de transgresser la règle, ou juste par hasard ou pour le plaisir, une deuxième photo.


dimanche 10 avril 2016

Avril (10) - Ne pas dormir (6)



  Quel
  Ciel
    Triste
   Piste
   Va le
  Pâle
  Sou-
  Rire
De la lune qui me regarde écrire


Guillaume Apollinaire, Veille, in Calligrammes
 

mardi 1 mars 2016

Gobelins (12) - Dans le soir électrique


Et comme des fantômes filer dans le soir électrique vers les paradis bleus

jeudi 29 octobre 2015

Et si j'ai de l'eau dans les yeux...


Place de la Bourse à la nuit qui tombe vite, fin octobre 2015, regard flou

... c'est qu'il me pleut sur le visage




Il a beaucoup plu en 1967, sur les visages, sur les maisons, dans les mémoires, puisque c'est de 1967 que date aussi ce chef d’œuvre poignant de Serge Reggiani qui a un peu bercé mon enfance...



vendredi 2 octobre 2015

samedi 5 septembre 2015

L'aster du 5 septembre




"Je souffre de la première lampe allumée
Avant le soir, au loin, comme un signal.

Doux jaune dans ce doux bleu couleur de fumée,
Tu es douceur, comment fais-tu si mal ?

Doux phare d'un port triste, inévitable et tendre,
Étoile au ciel d'un dimanche allumée,

Tu es la sœur de l'aster de septembre."

Marcel Thiry, Usine à penser des choses tristes (1957)




Marcel Thiry est mort le 5 septembre 1977.



mardi 21 juillet 2015

Les rendez-vous de juillet (1)



"- Comment s'appelle le film que vous tournez ?
Il hésita un moment.
- Le titre ? Ah oui... Rendez-vous de juillet...
- Mais il y a eu déjà un film qui s'appelait comme ça...
- Oui, mais ils ne sont au courant de rien...
[...]
- Vous êtes sûr qu'il est dans cette voiture ?
- Évidemment.
À moi, ça m'avait plutôt l'air d'une Lancia fantôme qui n'en finirait jamais de glisser à travers ce Paris nocturne et mort.
- Eh bien, nous avons de la chance. Il ne fait qu'un tour de piste.
La Lancia commençait à descendre l'avenue d'Iéna.
- Et c'est la même chose toutes les nuits ?
- Non. Quelquefois, il disparaît pendant une quinzaine de jours.
- Parce que vous le suivez toutes les nuits ?
- Presque. J'essaie d'être le plus souvent au rendez-vous.
Il avait prononcé "rendez-vous" d'une voix triste qui rencontra un écho chez moi. Je pensais au titre de son film : Rendez-vous de juillet. Nous étions en juillet. Il faisait chaud. Les gens étaient partis en vacances. Vingt ans avaient passé et je sillonnais, par une nuit d'été, cette ville absente. Moi aussi, sans très bien m'en rendre compte, j'étais revenu à Paris pour un rendez-vous de juillet."

Patrick Modiano, Quartier perdu

La Lancia Flaminia blanche, glissant comme un fantôme dans les rues d'un Paris déserté ?

Ce Rendez-vous de juillet mentionné dans Quartier perdu, c'est-à-dire le premier "film qui s'appelait comme ça", est un film de Jacques Becker sorti en 1949. Il évoque une bande de copains dans le Saint-Germain-des-Prés de l'après-guerre, évoluant entre caveaux de jazz, cours de théâtre, flirts et rêves d'Afrique.

C'est le premier long-métrage mettant en scène Maurice Ronet, alors âgé de 22 ans. Il incarne Roger Moulin, trompettiste dans l'orchestre de Claude Luter (qui joue dans le film son propre rôle). Curieusement, Maurice Ronet est dans Rendez-vous de juillet le fils de ses propres parents, les comédiens Emile Robinet et Gilberte Dubreuil. Ce Rendez-vous de juillet où joue également l'actrice belge Louisa Colpeyn, la mère de Patrick Modiano...

Quant au narrateur de Quartier perdu, son nom est Jean Dekker. Jean Dekker, Jacques Becker, étrange paronymie...

Maurice Ronet et Brigitte Auber dans Rendez-vous de juillet

vendredi 22 mai 2015

Mathématiques célestes (2)


Chapitre : géométrie
Leçon 5 : le cercle et le plan

Chapitre : géométrie
Leçon 6 : l'angle aigu

Chapitre : statistiques
Leçon 1 : le nuage de points 
Activité ludique d'application : la lune se cache dans ce nuage, saurez-vous la trouver ?