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mercredi 30 août 2017
Pas seulement belle
"A l’inverse de Jean-Luc, je l’avais aimée dans Galia et dans La Grande Sauterelle. Elle me semblait incarner, à l’écran comme à la vie, une volonté de liberté à laquelle je pouvais m’identifier. J’éprouvais pour elle, a priori, beaucoup de sympathie qui se renforça de jour en jour et qui se transforma vers la fin en une sincère admiration."
Photos et texte extraits du livre de Anne Wiazemsky Photographies, à propos du tournage de Week-end (JLG, 1967) sur lequel elle était photographe de plateau.
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jeudi 29 octobre 2015
Et si j'ai de l'eau dans les yeux...
| Place de la Bourse à la nuit qui tombe vite, fin octobre 2015, regard flou |
... c'est qu'il me pleut sur le visage
Il a beaucoup plu en 1967, sur les visages, sur les maisons, dans les mémoires, puisque c'est de 1967 que date aussi ce chef d’œuvre poignant de Serge Reggiani qui a un peu bercé mon enfance...
jeudi 17 septembre 2015
Il n'y aura plus d'après...
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| 33T de 1973 qui figurait dans la discothèque parentale, maintes fois écouté |
... et l'Eau vive ne coulera plus.
mercredi 26 novembre 2014
jeudi 31 juillet 2014
samedi 10 mai 2014
Solitude (5) - Françoise et les trois saisons
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| La Peau douce (1964) |
J'ai tout oublié de la tristesse et de la pesanteur de l'hiver 1963. Seule demeure la voix de Françoise Dorléac que l'on entend, à travers le grand hall d'Orly, appeler un certain M. Lachenay. Elle marche, le visage enveloppé d'un foulard léger, et je retrouve au cœur du film La Peau douce, l'air que je respirais, les nuages, le gris du ciel, la neige sur le parking, tout un morceau du passé saisi par la caméra et qui sera pour toujours au présent. [...]
Je me souviens particulièrement du mois de juin 1967. C'est le samedi 24 que j'ai reçu une lettre m'annonçant que l'on acceptait de publier mon premier livre. Il faisait beau. J'étais dans le quartier du parc Monsouris et de la place des Peupliers. Je me sentais léger, heureux pour la première fois depuis longtemps, comme si je débouchais à l'air libre, en plein soleil après avoir marché pendant dix ans dans un tunnel. Mais deux jours plus tard, j'ai appris l’accident. C'était, de nouveau, un rappel à l'ordre, me confirmant d'une manière définitive, la cruauté de la vie.
En ce mois de juin 1996, on se demande ce qu'on a bien pu faire pendant ces trente dernières années, qui se mêlent aux années précédentes, quelquefois par un phénomène de surimpression.
Je me retourne vers ma jeunesse sans trop de mélancolie. Est-ce une illusion ? Il me semble que le temps devient transparent, que les saisons, celles d'hier et d'aujourd'hui, achèvent de se confondre dans une sorte de présent éternel.
Je me souviens qu'à ceux qui lui demandaient la date de sa naissance, Françoise Dorléac disait : "Le 21 mars, le premier jour du printemps..." Voilà la saison qu'elle évoquera toujours pour moi.
L'hiver de La Peau douce et la neige sur le parking d'Orly s'effacent pour laisser arriver le printemps. Un printemps intemporel, aussi fort, aussi déchirant que les printemps londoniens, quand les arbres blancs et roses fleurissaient le long des avenues du quartier de Notting Hill et dans le vert tendre des squares."
Patrick Modiano, Le 21 mars, le premier jour du printemps
"Françoise, Framboise, la mort en été. Je savais que c'était douloureux. La solitude, c'est quoi ? Ce qui est intolérable."
François Truffaut
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lundi 7 avril 2014
mercredi 8 janvier 2014
Comme toutes les épouses non charnelles mais passionnelles
"Rome, octobre 1967
Cher Jean-Luc Godard,
Merci de votre lettre, et merci également de la part de Ninetto.
Concernant l’agression
téléphonique de mon épouse non charnelle, je comprends qu’elle vous ait
traumatisé : mais je tiens à préciser que je n’ai pas prêté la moindre foi
aux journalistes, car je les connais trop bien, et il s’est donc agi pour moi d’une
affaire sans importance. Imprécise comme toutes les épouses non charnelles mais
passionnelles, Mme Betti vous a également fourni des explications inexactes sur
le succès d’Œdipe roi en Italie, où
il marche au contraire très bien, comme aucun de mes films jusqu’à maintenant.
La Chinoise est un très beau film ; c’est l’œuvre d’un saint, appartenant peut-être à une religion discutable et perverse, mais en tout cas à une religion.
Quant à Mme Parolini, je ferai tout mon possible pour qu’elle soit la photographe de Théorème (jusqu’à présent, j’ai toujours eu de très mauvais directeurs de la photographie).
Je ne connais pas encore les dates de tournage de Théorème, et je ne peux donc rien vous dire pour Anne : mais je choisirai mes dates en fonction des siennes (et il en ira de même pour J.-P. Léaud).
La chose la plus importante, pour le moment, est votre présence ici le 20 octobre (il faudrait donc que vous arriviez le 19 au plus tard). C’est moi en effet qui m’occuperai du générique de début de Vangelo 70, et j’ai pensé le faire sous la forme d’une réunion, dans une salle de télévision (avec un grand Christ en croix, sacrilège, sur la table), des metteurs en scène du film ; chacun devrait dire à voix haute le générique de son épisode, après une très courte introduction explicative (pourquoi le père du fils prodigue est-il le Parti communiste ? etc.).
Le 20 octobre est la seule date où nous sommes tous libres. Il faudrait donc que vous fassiez tous vos efforts pour être à Rome ce jour-là.
Je vous envoie mes salutations et mes vœux les plus affectueux pour Week-end. Bien à vous,
[Pier Paolo Pasolini]"
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| Théorème - 1968 |
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| Porcherie - 1969 |
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lundi 16 décembre 2013
Passage des Postes
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| Décembre 2013 - Les postes commencent à s'estomper dans le flou du temps... |
Alors que le courrier semble être condamné à une inexorable dématérialisation, et que la circulation de papier entre des êtres humains pourrait bien n'être bientôt plus qu'un souvenir, ce Passage des Postes fera sans doute bientôt figure de vestige archéologique. Donnant sur la bruyante et animée rue Mouffetard, il a d'ailleurs le charme calme et discret de temps révolus, une esquisse de province à Paris.
Et qu'importe après tout si le nom de ce passage vient en fait, paraît-il, d'une déformation de "poteries", puis "pots" (en raison de poteries gallo-romaines qui furent découvertes dans cet endroit de la montagne Sainte-Geneviève).
Il me plaît à croire que ces postes-là sont bien celles qui acheminent et distribuent, pour combien de temps encore, la lettre tant attendue, la carte postale surprise envoyée depuis l'autre bout du monde... ou bien depuis la rue d'à côté, le journal auquel on est fidèlement abonné depuis plus de vingt ans. Il n'est pas interdit d'agrémenter la réalité d'un peu de rêve et de fantaisie, n'est-ce pas...
Et pour ceux qui sont quand même réfractaires à l'invention et à l'imagination, qui ne veulent que du concret et du réel, rappelons que, en vrai, le Passage des Postes abrite un des repaires d'Olrik.
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| L'affaire du collier - Blake et Mortimer - E.P. Jacobs |
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samedi 12 octobre 2013
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