mardi 13 août 2013
Des sentiments et de l'Italie
"Au fond, il faut protéger nos sentiments avec beaucoup de soin, car les sentiments qu'une femme et un homme réussissent à éprouver l'un envers l'autre sont des choses auxquelles il est vraiment nécessaire de s'accrocher pour rester en vie aujourd'hui."
Michelangelo Antonioni, à propos de La notte
On peut lire cette citation dans le subtil roman Un voyage en Italie de Jean-Pierre Ferrini.
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lundi 12 août 2013
"N'importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde !"
"Deux étagères étaient encore occupées par des polars usagés.
Dans combien d'entre eux racontait-on que le tir d'une arme munie d'un réducteur de son ressemble au bruit d'un bouchon de champagne qui saute ?
C'est la question que je me suis posée deux heures plus tard, quand le capitaine de police Fabienne Orsoni m'a annoncé que mon ami Paul avait été tué par arme à feu. La capitaine a des yeux gris-bleu, des boucles blond cendré, et tandis qu'elle me demandait de lui raconter pour la troisième fois ma visité à Paul, je ne pouvais détacher mes regards du charmant espace entre ses deux incisives du haut.
- Monsieur Lafitte ? insista-t-elle. Vous avez entendu ma question ? Vous avez la tête ailleurs ? Oh, eh, Monsieur Lafitte ? Ça ne va pas ? Vous voulez voir un médecin ?
Je m'arrachai à ma contemplation.
- Un médecin ? Pour quoi faire ?
L'espace entre les dents disparut, le temps d'une moue mettant en valeur la ductilité des lèvres policières. Le regard des yeux ardoise me fixa quelques secondes, puis :
- Ah, fit-elle, découvrant à nouveau l'émouvante lacune interdentaire, vous revoilà parmi nous... Je m'inquiétais. Vous aviez l'air tellement, tellement... ailleurs.
- Anywhere out of the world...
- Pardon ?
Je m'éclaircis la voix.
- Je désire changer ma version des faits. Dire enfin la vérité. Soulager ma conscience."
Au fond de l’œil du chat, Serge Quadruppani
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dimanche 11 août 2013
"Jean-Pierre est un jeune homme du XIXe siècle"
"Jean-Pierre m’intéresse justement par son anachronisme et son romantisme, il est un jeune homme du XIXe siècle. Quant à moi, je suis un nostalgique, mon inspiration est constamment tournée vers le passé. Je n'ai pas d'antennes pour capter ce qui est moderne, je ne marche que par sensations ; c'est pourquoi mes films - et plus particulièrement Baisers volés - sont pleins de souvenirs et s'efforcent de ressusciter les souvenirs de jeunesse des spectateurs qui les regardent. Quand ils sont terminés, je m’aperçois que mes films sont toujours plus tristes que je ne l'aurais voulu."
François Truffaut
Ici, sur le tournage de Domicile Conjugal (1970).
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samedi 10 août 2013
Comme un effet de vie
"Chose infiniment rare et touchante, le film est entré en nous de partout, pas comme un tableau, même sublime, mais comme un effet de vie, son souvenir est autour et dedans, pas seulement devant le regard. Il me semble aussi que l'habituel "resserrage" réservé aux films trop longs reste ici du vrai montage, comme une ultime répétition d'orchestre ; pas une longueur à enlever, mais le vrai rythme atteint. Heureusement que vous êtes entré plus tard que les autres dans l'ordre, puisque vous entrez plus tôt dans le beau, le calme et le voluptueux.
Mon cher Maurice, votre film est étonnant, tout à fait étonnant ; bien au-delà de l'horizon cinématographique couvert jusqu'ici par notre misérable regard. Votre œil est un grand cœur qui envoie la caméra courir les filles, les garçons, les espaces, les temps et les couleurs, comme d'enfantines bouffées de sang. L'ensemble est prodigieux ; les détails, des éclairs dans ce prodige ; on voit le grand ciel tomber et s'élever de cette pauvre et simple terre. Soyez remerciés, vous et les vôtres, de cette réussite, chaude, incomparable, frémissante. Cordialement à vous.
Jean-Luc Godard"
Cette magnifique lettre d'un maître à l'autre, adressée à Maurice Pialat en 1991 lors de la sortie de son "Van Gogh", était présentée dans la belle exposition que la Cinémathèque vient de consacrer à Pialat.
vendredi 9 août 2013
Plein été
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mardi 6 août 2013
Un pont sur la Loire
"- Merde ! maugréa le capitaine Rollet, abrité derrière le parapet du pont.
Réserviste de quarante-quatre ans, fonctionnaire au ministère des Finances, père de famille et socialiste, il se demandait encore pourquoi il avait accepté de défendre ces ponts. Peut-être les regards curieux, voire amusés, des soldats sénégalais creusant le fossé antichar et prêts à se battre pour un pays qui n'était pas le leur, peut-être ces regards pesèrent-ils lourds dans sa décision, suscitant chez le capitaine une honte diffuse."
"Le sergent-chef Henri Dragance était âgé de cinquante-deux ans. Grand, mince, de larges épaules, le front haut et dégarni, les cheveux gris, le visage osseux et tourmenté, il ne manquait cependant pas de charme, et le savait parfaitement. Dans le civil c'était un romancier relativement connu, soutenu par son éditeur, Gaston Gallimard, qui semblait l'estimer. Pourtant, il n'avait jamais rencontré de grand succès mais avait conquis un public fidèle et non conformiste, roman après roman. Soldat dans l'artillerie en 1914-1918, il avait été nommé lieutenant mais cassé de son grade pour avoir giflé son colonel qui avait donné l'ordre de tirer au canon sur des soldats mutinés en 1917."
"Ils n'avaient pas d'âge, probablement entre quarante et cinquante ans. Pas d'allure. Pas de style. des petits bourgeois frileux, contrariés, hargneux, déjà avant que ne fût échangée une parole.
Le maire, Ferdinand Labarthe - entrepreneur de pompes funèbres-, se présenta puis en fit autant pour les deux hommes qui l'accompagnaient :
- Pierre Haudrusse, premier adjoint, pharmacien. Gaston Gollety, avocat au barreau d'Orléans, conseiller municipal.
Dragance, qui se limait les ongles avec soin, répondit sans même lever la tête :
- Un emballeur de refroidis, un potard et un bavard : la sainte trinité des culs-de-plomb."
Frédéric H. Fajardie, Un pont sur la Loire
Comme d'habitude, un bonheur de lecture. Du Fajardie, quoi.
Réserviste de quarante-quatre ans, fonctionnaire au ministère des Finances, père de famille et socialiste, il se demandait encore pourquoi il avait accepté de défendre ces ponts. Peut-être les regards curieux, voire amusés, des soldats sénégalais creusant le fossé antichar et prêts à se battre pour un pays qui n'était pas le leur, peut-être ces regards pesèrent-ils lourds dans sa décision, suscitant chez le capitaine une honte diffuse."
"Le sergent-chef Henri Dragance était âgé de cinquante-deux ans. Grand, mince, de larges épaules, le front haut et dégarni, les cheveux gris, le visage osseux et tourmenté, il ne manquait cependant pas de charme, et le savait parfaitement. Dans le civil c'était un romancier relativement connu, soutenu par son éditeur, Gaston Gallimard, qui semblait l'estimer. Pourtant, il n'avait jamais rencontré de grand succès mais avait conquis un public fidèle et non conformiste, roman après roman. Soldat dans l'artillerie en 1914-1918, il avait été nommé lieutenant mais cassé de son grade pour avoir giflé son colonel qui avait donné l'ordre de tirer au canon sur des soldats mutinés en 1917."
"Ils n'avaient pas d'âge, probablement entre quarante et cinquante ans. Pas d'allure. Pas de style. des petits bourgeois frileux, contrariés, hargneux, déjà avant que ne fût échangée une parole.
Le maire, Ferdinand Labarthe - entrepreneur de pompes funèbres-, se présenta puis en fit autant pour les deux hommes qui l'accompagnaient :
- Pierre Haudrusse, premier adjoint, pharmacien. Gaston Gollety, avocat au barreau d'Orléans, conseiller municipal.
Dragance, qui se limait les ongles avec soin, répondit sans même lever la tête :
- Un emballeur de refroidis, un potard et un bavard : la sainte trinité des culs-de-plomb."
Frédéric H. Fajardie, Un pont sur la Loire
Comme d'habitude, un bonheur de lecture. Du Fajardie, quoi.
jeudi 1 août 2013
vendredi 26 juillet 2013
jeudi 25 juillet 2013
Lure
"Quatre maisons fleuries d'orchis jusque sous les tuiles émergent de blés drus et hauts.
C'est entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras.
Le sainfoin fleuri saigne dessous les oliviers. Les avettes dansent autour des bouleaux gluants de sève douce.
Le surplus d'une fontaine chante en deux sources. Elles tombent du roc et le vent les éparpille. Elles pantèlent sous l'herbe, puis s'unissent et coulent ensemble sur un lit de jonc.
Le vent bourdonne dans les platanes.
Ce sont les Bastides Blanches.
Un débris de hameau, à mi-chemin entre la plaine où ronfle la vie tumultueuse des batteuses à vapeur et le grand désert lavandier, le pays du vent, à l'ombre froide des monts de Lure.
La terre du vent."
Jean Giono, Colline
C'est entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras.
Le sainfoin fleuri saigne dessous les oliviers. Les avettes dansent autour des bouleaux gluants de sève douce.
Le surplus d'une fontaine chante en deux sources. Elles tombent du roc et le vent les éparpille. Elles pantèlent sous l'herbe, puis s'unissent et coulent ensemble sur un lit de jonc.
Le vent bourdonne dans les platanes.
Ce sont les Bastides Blanches.
Un débris de hameau, à mi-chemin entre la plaine où ronfle la vie tumultueuse des batteuses à vapeur et le grand désert lavandier, le pays du vent, à l'ombre froide des monts de Lure.
La terre du vent."
Jean Giono, Colline
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mercredi 24 juillet 2013
mardi 23 juillet 2013
23 juillet
Et le 23 juillet, c'est aussi Back to black, two years ago déjà, pour Amy Winehouse.
Et le 23 juillet, c'est aussi les bouquinistes, le Quai des Grands Augustins...
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lundi 15 juillet 2013
dimanche 14 juillet 2013
dimanche 7 juillet 2013
Sentiment de vide et jour de fête
Mais le lendemain, dans le silence de la salle d'études, au sentiment de vide qui nous envahissait, on savait que la veille avait été, même si on s'en défendait, qu'on avait cru rester extérieurs et s'ennuyer, un jour de fête."
Annie Ernaux, Les années
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samedi 6 juillet 2013
Je t’aime, ô capitale infâme !
"Le cœur content, je suis monté sur la montagne
D’où l’on peut contempler la ville en son ampleur,
Hôpital, lupanars, purgatoire, enfer, bagne,
Où toute énormité fleurit comme une fleur.
Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
Que je n’allais pas là pour répandre un vain pleur ;
Mais comme un vieux paillard d’une vieille maîtresse,
Je voulais m’enivrer de l’énorme catin
Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.
Que tu dormes encor dans les draps du matin,
Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
Dans les voiles du soir passementés d’or fin,
Je t’aime, ô capitale infâme ! Courtisanes
Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
Que ne comprennent pas les vulgaires profanes."
Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, Epilogue.
(et photo : Place de l'Hôtel de Ville, Le jardin éphémère, 6 juillet)
D’où l’on peut contempler la ville en son ampleur,
Hôpital, lupanars, purgatoire, enfer, bagne,
Où toute énormité fleurit comme une fleur.
Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
Que je n’allais pas là pour répandre un vain pleur ;
Mais comme un vieux paillard d’une vieille maîtresse,
Je voulais m’enivrer de l’énorme catin
Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.
Que tu dormes encor dans les draps du matin,
Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
Dans les voiles du soir passementés d’or fin,
Je t’aime, ô capitale infâme ! Courtisanes
Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
Que ne comprennent pas les vulgaires profanes."
Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, Epilogue.
(et photo : Place de l'Hôtel de Ville, Le jardin éphémère, 6 juillet)
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lundi 1 juillet 2013
Je me souviens #335
"Je me souviens que c'est dans un court-métrage de la Nouvelle Vague intitulé Histoire d'eau que Jean-Claude Brialy prononce cette phrase grandiose : "Plus je pédale lentement, moins je vais vite". " (Georges Perec, Je me souviens, n°335).
samedi 29 juin 2013
jeudi 27 juin 2013
"Rien n'a changé"
"Je me suis assis à mon ancienne place en étude. Quelle chose fantastique que le temps ! Rien n'a changé ; il y a un peu plus de poussière sur les pupitres ; c'est tout. Et me voici, devenu homme. Si, à force de prêter l'oreille à ce silence j'allais soudain distinguer, au-delà des années écoulées, une rumeur lointaine et des voix et des pas... Et si tous les élèves de mon temps allaient soudain rentrer dans cette étude, et si, me réveillant au bruit, j'allais me retrouver en face de mes livres et de mes cahiers d'écolier... « Beaucoup sont morts, monsieur, beaucoup sont morts. »"
(Valery Larbaud, Fermina Márquez)
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dimanche 23 juin 2013
mercredi 19 juin 2013
Bleu
"Mais au lieu d’un ciel triste et jamais azuré
J’ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai."
Guillaume Apollinaire, Aquarelliste, Alcools
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mardi 18 juin 2013
lundi 10 juin 2013
Une vitalité désespérée
Comme dans un film de Godard : seul
dans une voiture qui file sur les autoroutes
du Néo-capitalisme latin - de retour de l'aéroport -
[où j'ai laissé Moravia, pur parmi ses valises]
seul, "au volant de son Alfa Romeo"
sous un soleil indicible en rimes
qui ne soient élégiaques, parce que d'ordre céleste
- le plus beau soleil de l'année -
comme dans un film de Godard :
sous ce soleil qui saignait immobile
unique,
le canal du port de Fiumicino
- un canot à moteur qui rentrait sans témoins
- les pêcheurs napolitains couverts de haillons de laine
- un accident de voiture, avec une maigre foule autour...
- comme dans un film de Godard - redécouverte
du romantisme au cœur
du cynisme néo-capitaliste, et cruauté -
au volant
le long de la route de Fiumicino,
et voici le château (quel doux
mystère, pour le metteur en scène français,
sous ce soleil troublé, séculaire, sans fin
que cette grosse bête pontificale, avec ses créneaux,
au-dessus des haies et des lignes d'arbre de la maussade campagne
des serfs paysans)...
- je suis comme un chat brûlé vif,
écrasé sous les roues d'un gros camion,
pendu par des gamins à un figuier,
mais avec encore au moins six
des sept vies qu'il possède,
comme un serpent réduit en bouillie de sang,
une anguille à moitié mangée
- les joues creuses sous les yeux battus,
les cheveux horriblement parsemés sur le crâne
les bras amaigris comme ceux d'un enfant
- un chat qui ne veut pas crever, Belmondo
qui "au volant de son Alfa Romeo"
dans la logique du montage narcissique
se détache du temps, pour mieux s'y insérer
Lui-même :
sur des images qui n'ont rien à voir
avec l'ennui des heures à la file...
avec la lente splendeur à en mourir de l'après-midi...
La mort, ce n'est pas
de ne pas pouvoir se comprendre
mais de ne plus pouvoir être compris
[...]
(Pier Paolo Pasolini, Une vitalité désespérée, Poésie en forme de rose)
dans une voiture qui file sur les autoroutes
du Néo-capitalisme latin - de retour de l'aéroport -
[où j'ai laissé Moravia, pur parmi ses valises]
seul, "au volant de son Alfa Romeo"
sous un soleil indicible en rimes
qui ne soient élégiaques, parce que d'ordre céleste
- le plus beau soleil de l'année -
comme dans un film de Godard :
sous ce soleil qui saignait immobile
unique,
le canal du port de Fiumicino
- un canot à moteur qui rentrait sans témoins
- les pêcheurs napolitains couverts de haillons de laine
- un accident de voiture, avec une maigre foule autour...
- comme dans un film de Godard - redécouverte
du romantisme au cœur
du cynisme néo-capitaliste, et cruauté -
au volant
le long de la route de Fiumicino,
et voici le château (quel doux
mystère, pour le metteur en scène français,
sous ce soleil troublé, séculaire, sans fin
que cette grosse bête pontificale, avec ses créneaux,
au-dessus des haies et des lignes d'arbre de la maussade campagne
des serfs paysans)...
- je suis comme un chat brûlé vif,
écrasé sous les roues d'un gros camion,
pendu par des gamins à un figuier,
mais avec encore au moins six
des sept vies qu'il possède,
comme un serpent réduit en bouillie de sang,
une anguille à moitié mangée
- les joues creuses sous les yeux battus,
les cheveux horriblement parsemés sur le crâne
les bras amaigris comme ceux d'un enfant
- un chat qui ne veut pas crever, Belmondo
qui "au volant de son Alfa Romeo"
dans la logique du montage narcissique
se détache du temps, pour mieux s'y insérer
Lui-même :
sur des images qui n'ont rien à voir
avec l'ennui des heures à la file...
avec la lente splendeur à en mourir de l'après-midi...
La mort, ce n'est pas
de ne pas pouvoir se comprendre
mais de ne plus pouvoir être compris
[...]
(Pier Paolo Pasolini, Une vitalité désespérée, Poésie en forme de rose)
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mardi 4 juin 2013
Rebellion aux Gobelins
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samedi 1 juin 2013
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