lundi 22 mai 2017

Il était un soir...

 
Il était un soir ferroviaire
 
Il était un soir d'après le chant

Il était un matin de mystère

Et souviens-toi que je t'attends

samedi 20 mai 2017

Rencontre (12)



"Rencontre

       A René Char

René Char,
c'est sûr, nous deux quelque part on se sera rencontré,
peut-être bien dans les frondaisons du sommeil,
peut-être bien dans le silencieux défilé des mots
lors de longs couchants bouleversés, quand sur
une cloche, retournée à même la terre,
pleine de l'eau de la pluie,
se sont posés les 9 oiseaux cendrés qui boivent goutte à goutte
et en relevant à chaque goulée leur jolie tête
disent un merci au Vaste Invisible.
Eh, oui, René
c’est dans ce merci ineffable que nous nous sommes rencontrés."


Yannis Ritsos, in Balcon (Editions Bruno Doucey, 2017)

jeudi 18 mai 2017

Le souffle de la vie



"Toute peinture qui ne témoigne pas du souffle de la vie ne m'intéresse pas."

Mark Rothko


mardi 16 mai 2017

Papillons



Parfois, les papillons sont géants.
Ils ignorent avec une superbe indifférence le grondement de la tempête imminente, et les battements de leurs grandes ailes exaltent, dans un bruissement doux, le temps et la mémoire.


samedi 13 mai 2017

Les figures de la Grâce (6)



Yannis Ritsos, Balcon (Editions Bruno Doucey, 2017)

mercredi 10 mai 2017

Bon anniversaire, Maud...



... enfin, bon anniversaire, Françoise Fabian !

lundi 8 mai 2017

La tentation mauve (3)




"La grande cuisine l'impressionnait comme tout le reste de la maison. Elle se rappela le couloir à l'étage, les portes qui ouvraient sur des chambres qu'elle n'avait fait qu’entrevoir, le salon avec ses meubles sombres. Il se dégageait de ces murs quelque chose de solennel et d'abandonné qui à la fois l’attristait et l'exaltait. On avait envie de s'installer dans un coin, de fermer sur soi les portes, les volets, et de lire tous les livres de la bibliothèque. Pendant des jours, des semaines, un mois, peut-être. L'idée qu'à Paris on puisse penser à elle, la regretter, espérer un coup de téléphone, une lettre ou tout autre signe pourvu que ce fût un signe de vie, ne l'effleurait guère. Annie se sentait comme sur une île lointaine. Et sans doute était-ce là le charme principal de Marimé : un lieu par lui-même si puissant qu'il faisait reculer tout ce qui n'était pas lui."

Anne Wiazemsky, Marimé

Histoire de maison, histoire de famille...
Fallait-il vraiment rentrer ?

vendredi 5 mai 2017

La menace


D'abord légère et diffuse...

... la menace se précisa ensuite.

mercredi 3 mai 2017

Les soirs bleus


Rue Saint-Jacques, après le chant


Sud, avant la pluie

lundi 1 mai 2017

Garder les couleurs


Gare de Lyon - Quitter la ville...
et garder les couleurs