jeudi 24 décembre 2015

A minuit embrassez-vous sans fin


L'Arbre rouge, 1953

Cher Ted,

Je vous ai expédié le petit Jésus par bateau Queen Mary sous la forme d'un poète surréaliste. Il vous apportera de mes nouvelles avec une petite fleur pour vous souhaiter la bonne année et Noël Noël Noël, une faite avec ma main pour vous et Lucile dans le genre habituel. Ce messager est aussi expert, amateur, commissaire-priseur, et marchand de peinture, plutôt ancienne. C'est un ami de Breton, Duchamp et Cie, vous verrez.
Je vous embrasse bien tous deux, à minuit embrassez-vous sans fin, je vous aime bien.


Nicolas

Lettre à Theodore Schempp, 21 décembre 1949

* * *

De Noël 49 à Noël 69, de Noël 1915 (où il y eu aussi sur le front, quoique dans une moindre mesure que lors de la trêve de Noël 1914, des épisodes de fraternisation) à Noël 2015 (où en ce début d'hiver les raisons de désespérer ne manquent hélas pas), où que vous soyez, à Clermont-Ferrand ou ailleurs, chers amis, chers lecteurs, à minuit embrassez-vous sans fin, sous le sapin, sous l'arbre rouge. Je vous souhaite un bon réveillon et un joyeux Noël.

Émouvante boîte de peinture de Nicolas de Staël, au Musée des Beaux-Arts de Dijon. Est-ce celle qui lui a servi à peindre l'Arbre rouge ?

5 commentaires:

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  2. De grosses bises, chère Florence.
    Passez d'excellentes fêtes et au plaisir de vous retrouver l'annee prochaine.
    Bien à vous

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    1. De même, cher Promeneur, et merci à vous !

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